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mardi 11 février 2014

Et si vous alliez voir ailleurs si j'y suis?

Bonjour mes petits Fantômes, 

Après bien des faux espoirs et de grandes annonces lancées un peu trop vite sur twitter, cette fois, promis, c'est pas des conneries : je reviens réellement. Mais pas ici. Pas que je ne m'y plaisais pas, mais à un moment il faut savoir passer à autre chose. Je vous donne donc rendez-vous sur le nouveau KP  :
http://kiwipoivre.tumblr.com/



vendredi 11 octobre 2013

La couleur des gens biens

Reste-il encore quelqu'un ici ? Je suis désolée pour cette longue absence. Je ne vais pas vous mentir, si la raison de cette absence a d'abord été le manque de temps, cela n'est plus le cas depuis plus d'un mois. J'ai très peu d'heures de cours, et je ne trouve pas de travail : j'ai du temps à revendre. Mais je n'y arrivais plus. Un sujet d'actualité, un événement, une rencontre insolite? Rien à dire à propos de quoi que ce soit. Puis ce soir, je repense à une anecdote récente et je me dis que j'aimerais bien avoir l'avis de mes 'anciens' commentateurs sur tout ça ... Et me voilà ! Parce qu'échanger avec vous, ça me manque. Et j'espère que cette envie me reviendra plus souvent dorénavant !


J'ai en quelque sorte dit que j'étais une glandeuse quelques lignes plus haut, mais quand même je n'ai pas non plus rien foutu de mon mois de septembre : j'ai  participé à l'organisation d'une manifestation (Devinez laquelle...). Nous sommes donc allés distribuer des tracts un peu partout dans la ville, ce qui est une expérience toujours intéressante à vivre, mais moins à raconter. A part peut-être si je pouvais inclure des mimes à mon récit. Les gens sont... capables de réactions étonnantes quand on les aborde dans la rue, disons ça comme ça.
Comme il s'agit d'une manifestation qui concerne tout le monde, nous avons cherché à cibler tout le monde. Notamment les étudiants. Quand arrive le tour de la fac de droit, et je ne ferai pas de commentaire sur la réaction de la très grande majorité des étudiants en droit (que j'ai croisé) quand ils entendent parler d'une cause humaniste (Les mecs, sortez le balais que vous avez dans le cul, et arrêter de fixer votre nombril. Oups, j'ai fait un commentaire finalement.), je suis tombé sur deux jeunes hommes qui m'ont légèrement estomaquée. Attention, ça va très vite. Dialogue reconstitué/réarrangé :
Eux = l'un des deux, à chaque fois. Plus simple de la faire comme ça...

Eux : Ah ouais c'est une bonne cause que tu défends, c'est pour les gens bien... mais bon c'est pas gênant si on vient nous ?
Moi : ... euh what? Qu'est ce que tu crois que j'essaie de faire à part justement te faire venir ?
Eux : Non mais parce que t'as bien vu on a des têtes d'arabes quoi !
Moi : Ouais. Et ?
Eux : Ba les arabes c'est mal vu dans les manifs tu vois, genre ça fout la merde!


Voilà. Donc je leur ai expliqué qu'ils étaient les bienvenus, que je ne doutais pas qu'ils étaient des 'gens bien', que l'asso se contrefichait de leur origine comme de leur marque de caleçon, tout ça. Mais j'ai pas vraiment eu le temps d'aborder avec eux le point le plus choquant de cet échange : MAIS POURQUOI  TU TE FOUS TOI  MÊME DANS DES CASES STEREOTYPEES ET DISCRIMINATOIRES ? Ça te suffit pas que la société le fasse déjà pour toi?
J'imagine qu'ils ne disaient pas ça de manière aussi naïve que celle avec laquelle je le raconte. Mais quand même, ils ont en tête ce cliché comme pas mal de personnes peuvent l'avoir, et considèrent donc leur présence comme éventuellement gênante. Même s'ils savent qu'ils comptent pas spécialement faire des conneries lors de la manif. Même s'ils savent qu'être un fouteur de merde n'a rien à voir avec l'origine, la nationalité, la couleur de peau, ou quoi que ce soit de ce type.


L'Ornithochat, le chat Black Blanc Beur, vous aime tous autant que vous êtes bande d'humains.


On aurait facilement pu imaginer que c'est les personnes concernées qui sont le plus susceptibles de combattre les discriminations dont elles sont victimes, qu'il s'agisse de simples stéréotypes ou d'actions violentes. Mais ces deux jeunes hommes là semblaient accepter leur sort et finalement s'en foutre pas mal, tant que ça n'allait pas plus loin que ça. Moi par contre j'étais attristée de constater qu'un état d'esprit aussi simple et irréfléchi (arabes = voleurs, casseurs, délinquants) était plus répandu que je ne croyais, au point que même certains parmi les concernés s'y soit habitués. J'ai du leur sembler carrément naïve, en fait.

Est-ce que je vis à ce point dans un monde de bisounours quand je trouve choquant qu'un arabe pense à s'auto-bannir de certains événements à cause de ce que certaines personnes pourraient penser de sa présence? 
Est-ce que c'est courant de ne même plus se battre contre le stéréotype raciste de base quand on en est régulièrement victime ?
Selon vous, quelqu'un qui choisirait de ne plus lutter contre ce genre de mentalité aurait-il raison parce que c'est vain, ou peut-on vraiment changer les choses ?
Le débat est lancé !

cadeau !

dimanche 11 août 2013

Les premiers jours en ce monde de Bibi n°1, 2, 3, et 4

Mon cerveau étant toujours indisponible, je vais tricher et acheter votre compassion avec une petite histoire pleine de chatons nouveaux-nés, de miracle de la vie, et de dégustation de placenta.

Je vous présente Samantha ou "la chatte de dehors" : 
"Bien le bonjour Humain, on se connaît pas mais tu m'offres le gîte et le couvert?"
Un beau jour de juillet, le 31 très exactement, elle est rentrée dans notre cave par une fenêtre laissée ouverte, et voilà ce qu'elle nous a fait : 

Bon évidemment là la scène est un peu arrangée 

La première fois qu'on assiste a la naissance de chatons, on a l'impression qu'on ne trouvera PLUS JAMAIS ça mignon, et pas uniquement  parce qu'ils sortent sous forme d'aliens en train d'étouffer dans une poche de beurk, croyez moi... (et là je vous épargne les photos). Mais ils doublent de volume tous les trois jours et se mettent très lentement à ressembler à des 'chatons de calendrier', comme dit le Haricot. Et c'est la qu'on redevient adepte de la mignonitude toute puissante des bébés chats...

Bibi n°3 à l'age de 5 jours.
Pour tous vous dire, Samantha a en fait mis au monde 5 Bibis. Malheureusement, le premier a être né n'était pas viable car il ne pouvait pas se nourrir. La vétérinaire qui nous a annoncé la nouvelle en présence de la Mirabelle, 9 ans, a eu la délicatesse de dire ces mots plutôt que d'autres : "Je vais le garder.". Puis en sortant, la Mirabelle nous a dit "Elle va le garder... je dirais plutôt qu'elle va le tuer moi !" Comme quoi faut pas prendre les enfants pour des tartes...

Les autres Bibis par contre vont très bien, et ils ont eu 10 jours ce week-end, (et je dis "ils" car il est encore trop tôt pour savoir si c'est des mâles ou des femelles) : ils ont donc commencé à ouvrir leurs petits yeux. Entre les yeux grands ouverts, le clin d'oeil perpétuel et les yeux a demi-fermés c'était chouette à voir mais moins chouette à prendre en photo : maintenant capable de voir, ils se mettent à hurler dès que je les soulève et qu'ils voient leur mère s'éloigner de quelques centimètres. 

Expression de terreur quand le visage humain lui apparaît pour la première fois.

"Mihiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii...!"

Ils ne quittent jamais la caisse qu'on leur a aménagé et comme leur mère en a pas grand chose à foutre ils sont constamment en train de former un grosse boule de chatons entremêlés pour se réchauffer :



D'ailleurs, depuis qu'ils sont arrivés, ils monopolisent un peu l'attention dans la maison, si bien que les autres chats de la maison en deviennent un peu jaloux, et essaient tant bien que mal de nous rappeler que eux aussi ils existent : rien que cet après-midi quand j'écrivais ce billet, j'ai eu la visite encombrante de deux vieux matous en mal de caresses...

C'est là que tu remarques que depuis l'ébouillantage de mon pc, j'ai toujours un ordi ultra portable  (oui pour ceux qui m'ont posé la question : il marche encore!), mais avec clavier externe en option.

L'Ornithochat en plein squattage de mes genoux/rappel à l'ordre : "ton chat c'est MOI."
Bref, tout ça c'est bien choupi mais il n'empêche que maintenant on a une chatte et ses quatre bébés sur les bras, et comme vous l'avez peut-être remarqué au fil des articles, à la maison on en a déjà quelques uns... On va donc de voir les placer, et c'est là que vous intervenez. Si vous êtes intéressé, que vous êtes adorable, que vous vivez pas trop loin (dans les environs de Rouen ou du 27)  ou que vous êtes prêt à faire des kilomètres et des kilomètres pour venir adopter un chaton, vous pouvez me contacter par commentaire. Autant vous prévenir tout de suite, même si le but est de s'en débarrasser, on ne veut pas les fourguer à n'importe qui. On se laisse donc le droit de vous poser des questions sur vous, de vous refuser une adoption, et si vous en prenez finalement un, de vous demander des nouvelles régulièrement au début, voire de passer vérifier que vous vous en occupez bien. Evidemment ils sont à donner et non à vendre, mais on vous demandera des les vacciner et stériliser à vos frais (étudiants : il existe des assos pour vous aider financièrement avec les frais de stérilisation de vos animaux). Ils seront disponibles à l'adoption une fois sevrés (sauf si vous décidez de nous prendre tous les Bibis + la maman! comment ça je rêve?).

Pour les intéressés voici les couleurs des Bibis, sachant qu'on n'est pas encore capable de déterminer le sexe, mais que je vous tiens au courant :

Le sosie de papa
Le sosie de maman
Les sosies... du facteur?


dimanche 19 mai 2013

24H dans la vie du Kiwi : fausse alerte, colère des dieux, et technologie ébouillantée.

Comme mes malheurs (ou mes coups de chance) arrivent très souvent de manière rapprochée dans le temps, j'inaugure aujourd'hui une nouvelle rubrique : 24 heures dans la vie du Kiwi. Et pour le premier article de la rubrique, on va commencer par 24 heures de poisse.



 Et comme je suis un gentil Kiwi, je ne veux pas trop vous démoraliser en cette période d'examens/de retour prématuré de l'hiver, je n'ai donc gardé que trois éléments de poisse majeure qui ont surgi entre la nuit de jeudi et celle de vendredi.

Tu vois les immeubles à l'horizon? Non? C'est normal, on est le 19 mai, et on ne voit pas à 100 mètres sur le Mont à cause du brouillard. C'est l'hiver.

Jeudi, 3h30 du matin environ :
Alerte incendie : Gros stress pour cause de perte de mon trousseau de clé (donc pas de sortie possible de l'appart). A notre retour dans l'appartement, insomnie pour cause de pétage de câble de l'Ornithochat ("Pourquoi on sort ? AAAH c'est quoi ce bruit strident? Au secours").

8h - 13h :
Dodo, ce qui tombe mal car j'avais prévu de me lever tôt. Le lendemain, j'ai un oral et deux examens écrits à passer. Je passe donc une bonne partie du restant de l'après midi à me réveiller/réviser.

18h : 
Je viens de me mettre à préparer mon oral du lendemain : une revue de presse de 20 minutes. Et puis entre deux pétage de câble parce que mon ordinateur met environ 13 minutes à charger un seul article sur internet ("eh merde, c'est pas le bon...") je lève le nez, et je vois un éclair traverser le ciel.

18h30 environ :
Orage. Violent. Déluge. Avec la petite touche rouennaise : grêlons gros comme des litchis. (Avant de vivre à Rouen, je pensais que la  grêle était un phénomène rare : j'en avais vu 3 fois en 17 années d'existence. Depuis que je suis ici, je ne les comptes plus.) Pourquoi c'est chiant? parce que quelques minutes plus tard, l'orage étant violent, internet se coupe. J'ai pas encore la capacité d'inventer les news moi-même, et je doute que les infos "vites fait" de la radio me permettent de tenir 20 minutes d'oral : je suis obligée d'attendre. En attendant, l'Ornithochat est à nouveau au bord de la crise cardiaque ("AAAH c'est la fin du monde! y'a des gros bruits et des bouts des glace qui veulent défoncer les vitres!"), et s'est réfugié dans la seule pièce sans fenêtre : ma salle de bain "cabine de train". Etant moi même carrément peureuse, on a passé une demi heure à faire des câlins de fin du monde assises par terre entre la douche et les toilettes.

"Voilà, ici on est en sécurité." Logique de chat.
21h : 
Je m'y remets, mais comme mon ordinateur rechigne toujours autant à charger des pages internet (et à ouvrir le traitement de texte, et à enregistrer, et à ... écrire ce que je tape.), je le mets en mode sans échec histoire que je puisse au moins ouvrir le menu démarrer... Voyant que je ne peux même pas ouvrir word en mode sans échec, j'utilise wordpad et pour le coup j'ai la meilleure idée de ma vie : enregistrer au fur et à mesure sur une clé USB, au cas où.

Vendredi, 3 heures du matin : 
J'ai fini. Enfin. Ça fait donc 6 heures que je bosse dessus tellement mon ordinateur est lent, mais au moins, j'ai réussi à terminer. Ça fait maintenant plus de 24 heures que je n'ai rien mangé, et je décide de me faire des pâtes instantanées histoire de bien dormir. Puis, la maladresse la plus coûteuse que j'ai jamais eue : l'Ornithochat jouant au foot avec mon déodorant passe dans mes jambes, je trébuche, et renverse de l'eau bouillante sur mon bureau. L'ordinateur s’éteint.


J'ai passé la demi heure suivante à pleurer de rage, à essayer de rallumer mon ordi, à maudire les pâtes chinoises instantanées. La seule chance que j'ai eue dans mon malheur est d'avoir, par manque de confiance dans le mode sans échec, enregistré tout mon travail sur clé USB. J'ai donc pu imprimer mon travail à la fac et le présenter le lendemain pour mon oral, après 3h30 de sommeil.

Bonjour, Paranoïa ! 
Etant assez paumée dans mes études en ce moment, j'ai plus ou moins cherché à interpréter chaque signe qu'auraient pu être les événements de ces 24 heures de poisses.


  • Alerte incendie juste après le début des partiels : le CROUS veut nous mettre des bâtons dans les roues pour faire baisser le taux de réussite en licence, pour montrer que les études ne mènent de toute façon nulle part, pour que de moins en moins de monde ne se lance dans des études, pour qu'ils aient plus à nous filer des bourses et des logements "pas chers" (hum...) !



  • Orage : Le ciel ne veut pas que je fasse cette revue de presse, donc pas que je passe cet examen, donc pas que j'ai mon année, donc pas que je parte en Erasmus. Le message est clair : si jamais j'essaie, il sera prêt à me foudroyer sur place, voire à m'assommer à coup de grêlons !!



  • Ordinateur ébouillanté : Les chinois, qui veulent dominer le monde, commercialisent exprès des pâtes instantanées super rapide à faire pour que les gens comme moi qui veulent manger chaud à 3h du matin choisissent de préparer ça plutôt qu'autre chose et soient victimes de leur maladresse causée par la fatigue et en renversent sur leur technologie, donc ils en sont privés, donc ils sont affaiblis et vulnérables, donc les chinois  peuvent nous dominer !!!
Certains penseront que c'est arrivé à cause de l'Ornithochat, mais voilà le VRAI responsable.

Voilà, maintenant je vais aller rattraper les 40 heures de sommeil qu'il me manque.  
Dans le prochain billet, je vous raconterais mes 48 heures sans ordinateur : ou comment j'en suis dépendante, comme presque nous tous.

Cadeau

lundi 6 mai 2013

Soit belle et reste à la maison

La Clémentine, elle adore les robes et les chaussures. Elles doit avoir plus d'une quarantaine de robes, et évidemment, presque à chaque fois les chaussures qui vont avec. Elle aime aussi le vernis à ongle, qu'elle accorde avec la couleur de sa robe. On peut donc dire que la Clémentine accorde de l'importance à son apparence, ou tout simplement qu'elle aime se faire belle.
Seulement voilà, aujourd'hui, une des supérieures de la Clémentine est à bout de patience et ne peut plus se taire. Elle lui fait donc la remarque : "Ça serait quand même pas mal de porter des jeans de temps en temps." Et là, problème :  la Clémentine n'a aucun jeans. Elle ne porte que les robes qu'elle aime tant collectionner. Et comme chacun sait, quand on est secrétaire à la mairie, porter exclusivement des robes, ça empêche de faire son travail, ça fait arriver en retard, ça rend bête, fainéant, moche, et contagieux de surcroît.

Oui je me suis mise aux chats de l'internet. 
C'est quoi ce délire?
Dans certains boulot, c'est justement le fait de porter des jeans qui fait mauvais genre. Je ne croyais pas la Clémentine quand elle me disait que sa supérieure lui menait la vie dure parce qu'elle était jalouse de son physique (la Clémentine ayant clairement tendance à se la péter), mais là s'il s'agit d'une autre raison, j'aimerais vraiment la connaître... Je suis d'accord pour dire que dans le monde du travail, il y a certaines limites à ne pas dépasser au niveau vestimentaire. Mais les robes de la Clémentine ne sont pas provocantes, négligées, ou quoi que ce soit qui justifierait qu'on lui demande de s'habiller autrement au travail.

Je vous parle de cette anecdote car elle m'a permis de comprendre un peu mieux celle dont je vais vous parler juste après. Elle m'a montré sous quel angle certaines personnes voyaient la Clémentine : elle n'est qu'une image. Sous prétexte de bonnassitude (disons ça comme ça) et/ou de coquetterie, les compétences, le sérieux, l'efficacité de ma soeur dans son travail ne sont que des détails secondaires au yeux de sa supérieure, qui ne la juge et ne l'apprécie qu'en fonction de son apparence.

Et ça pourrait s'arrêter au simple exemple de la patronne plus toute fraîche jalouse de la petite jeune, mais malheureusement ça va plus loin :

La Clémentine a des douleurs au genou, et j'ai besoin de muscler un peu mon dos. Ce qui tombe bien, c'est que ces deux maux ont un même remède : la natation. Etant de passage chez la Daromphe, nous avions donc décidé d'aller nager ensembles. Au moment de partir, la Daromphe m'appelle "Laisse tomber Kiwi, elle peut plus y aller, son mec ne veut pas qu'elle aille à la piscine et que d'autres hommes la voient en maillot".

Il y a des chiens aussi c'est fun!
C'est quoi ce délire (2ème édition) ?
Son mec est donc un sale con. J'y reviendrais. Mais dans la citation de la Daromphe il y a un passage qui me choque encore plus : "elle PEUT PLUS y aller". Où est la possibilité de dire non dans cette situation? Autant vous dire tout de suite que si Pepper me dit ça, j'y vais à poil à la piscine!
Ici aussi, l'exigence détestable de son copain nous montre que pour lui la Clémentine se résume à une image. Il préférera empêcher sa copine d'aller nager pour sa santé, par peur que quelqu'un  pose les yeux et désire un "objet" qui lui appartient.
Le fait qu'elle ait accepté cet ordre sans broncher me choque aussi. Alors je vais essayer de vous faire passer le message que j'ai longuement tenté de faire passer à ma soeur :

Personne n'a le droit de vous dire quoi faire avec votre image. Votre corps vous appartient à vous seul(e), et être dans une relation avec quelqu'un ne signifie pas lui céder une partie de vos droits sur votre corps. Vous pouvez préférer le cacher, vous couvrir, ou aimer le montrer. Vous avez le droit de porter les vêtements qui vous plaisent au travail, tant que vous faites votre boulot, et vous avez le droit d'aller nager même si on va peut-être vous mater, si vous vous en moquez. Pourquoi ? Parce que vous n'êtes pas qu'une image. L'image, c'est la seule chose qu'on perçoit chez les personnes qu'on ne connais pas (par exemple l'inconnue en face de vous dans le métro). Mais si une personne qui est sensée vous aimer, vous connaître, vous résume à votre image, c'est qu'elle est à côté de la plaque. Et ... qu'elle ne vaut pas le coup ! D'ailleurs, pour la petite histoire, tout est bien qui finit bien puisque ma soeur a quitté son copain peu après.

Photo piquée au film viral SW France
Cadeau

A débattre, en commentaire :
- Doit on accepter des exigences parfois déplacées de la part de son supérieur parce qu'on cherche à être titularisé(e)/obtenir un cdi/une promotion ?
- Dans une relation la personnalité prime-t-elle vraiment toujours sur l'image?

- Au bout de combien de temps m'aurait-on virée si j'étais allée à la piscine à poil? 
Ou toute autre question !

mercredi 3 avril 2013

Parce que NON c'est NON : une victime n'est jamais coupable.

Aujourd'hui, c'est la journée internationale contre la culpabilisation des victimes. Pour l'occasion, un grand événement mondial s'est organisé. Ça se passe sur internet, ce qui est quand même pratique en cette bientôt fin de semestre.


Pourquoi aujourd'hui?
Le 3 avril 2011 est le jour qui a vu naître la toute première SlutWalk à Toronto ! Et même si on aurait préféré ne pas avoir besoin de ce genre de manifestation, elles sont malheureusement encore nécessaires dans la plupart des pays.. 
Nous célébrons donc l'anniversaire de cet événement né d'un ras-le-bol de la part de tout ceux qui ont compris que la personne qui provoque un viol est bien le violeur (et non la victime). 



Qu'est ce que vous pouvez faire pour aider?
En parler !



Le but de ces actions est avant tout de combattre la mentalité selon laquelle une victime peut être, d'une manière ou d'une autre, responsable (ou même en partie responsable) du viol/de l'agression sexuelle qu'elle a subi. Rappelons à tous ceux qui dénigrent le viol que, quand il est question d'une agression sexuelle, la tenue vestimentaire, le lieu, l'état d'ébriété, la réputation de la victime n'importent pas. Ce qui importe, c'est le CONSENTEMENT. Ça paraît simple, est pourtant encore aujourd'hui une des premières questions qui sera posée à une victime de viol sera souvent "comment étiez-vous habillée?". 



Vous allez sans doute trouver que je me répète mais sans ces conneries de slut-shaming et de culpabilisation des victimes, celles-ci ne renonceraient pas autant à porter plainte. Et ça serait pas mal que le viol deviennent quelque chose de majoritairement puni par la loi ...
Pour terminer, ne pas oublier :
Par définition, un viol n'est jamais ni consenti, ni provoqué, ni de la faute de la victime.

mardi 26 mars 2013

Trucs et astuces pour ... éviter de subir un viol ?

A bientôt 4h cette nuit, je commence à me dire que ça ne sert plus à grand chose d'essayer de dormir, à part  être absolument incapable de sortir de mon lit demain matin pour mon cours passionnant sur l'histoire des idées. Donc j'écoute de la musique, mais à danser dans mon lit sur Little Richard, j'empêche l'Ornithochat de dormir. Pour une fois qu'elle essaie de dormir la nuit au lieu de cacher tout objet de moins de 2,5cm de largeur derrière mon frigo, j'aurais dû en profiter. Donc, pour passer le temps, je me connecte sur twitter.
Et là, comme si twitter avait compris ma détresse, un trending topic bien polémique comme je les aime, et surtout qui concerne un sujet sur lequel j'écris beaucoup : #TrucAntiViolPourLesFilles

Première pensée de fille qui fait de l'associatif dans les des droit des femmes à la vue de ce hashtag :
 "Mais il ne devrait pas y avoir de "truc" anti viol ! C'est inadmissible que ça soit aux femmes de trouver des astuces pour ne pas se faire violer ! Le problème est du côté des agresseurs nom d'une pipe!" etc. 

Et justement, je ne sais pas qui a lancé ce hashtag, mais je crois pouvoir dire que c'est exactement ce qu'il/elle a voulu dire. Malheureusement, il y a de tout sur twitter, et certains n'ont pas compris le second degré, et ont fini par considérer que ce hashtag était sexiste.
C'est d'ailleurs assez étonnant de voir que très souvent quand quelque chose est fait pour parler de la cause féminine, on trouvera toujours des petits malins pour dire qu'en fait, on croit bien faire mais qu'on ne rend pas service à la cause des femmes. Ça me fait penser  la fameuse déclaration qui ressort chaque année chez les peuso-outsiders de base :  "En fait la journée de la femme c'est sexiste parce que tous les autres jours c'est la journée de l'homme. Moi je dis ça c'est pour vous". Et on le remercie bien de sa contribution annuelle à la lutte pour les droits des femmes.

Tout ça pour dire que sur twitter, il y aussi des gens formidables qui trouveront toujours une phrase bien tournée pour faire passer un message, si grave et important soit-il. Voici une sélections de tweets sur lesquels je suis tombées, et qui parle tout en subtilité de la culture du viol : 

Car c'est bien connu, c'est aux filles de faire attention à ne pas être au mauvais endroit au mauvais moment.
Sans doute une référence à l'affaire Steubenville, 
Si je ne m'abuse, deux références aux viol conjugal, et une référence au slut-shaming

Merci donc à ces personnes et aux autres, de nous rappeler qu'un viol n'est jamais provoqué par la victime, quelques soient ses vêtements, le lieu où elle se trouvait, etc.

Il serait grand temps qu'on arrête cette culpabilisation permanente, voire même cette victimisation des agresseurs dans certains cas. Si tout le monde avait bien ça en tête, peut-être que plus de victimes oseraient porter plainte sans avoir peur d'être jugées par rapport à leurs fringues, leur taux d'alcool dans le sang au moment des faits, ou que sais-je. Peut-être que du coup, plus de violeurs seraient condamnés et que nos rues seraient déjà un peu plus sûres. Peut être qu'un potentiel agresseur y réfléchirait à deux fois avant de passer à l'acte par peur d'être emprisonné. Mieux, peut-être que les femmes cesseraient d'être considérées comme des objets sexuels dont tout le monde peut "se servir" si l'envie lui prend : Peut-être que le viol ne paraîtrait plus aussi normal.

Du coup, peut-être que quand je sortirai la nuit sans Pepper ni mon voisin ni autre compagnon masculin, je ne me forcerai pas à mettre un pantalon parce que si on voit mes jambes je me sens vulnérable, et peut-être que je n'aurai plus besoin de cacher une bombe anti-agression sous mon manteau pour avoir l'esprit plus tranquille en allant simplement d'un point A à un point B, la nuit dans Rouen (ou ailleurs).

Oh et puis si vous êtes d'accord avec l'idée générale de ce que je viens d'écrire, vous pouvez aller signer cette pétition, et vous inscrire à la prochaine SlutWalk de votre ville !


J'inaugure ici ma nouvelle habitude de fin de billet, la section "à débattre, en commentaire". C'est parce que vos avis sur ces questions m'intéressent. Mais en fait vous débattez de ce que vous voulez :

A débattre, en commentaire :
Ce hashtag était-il une bonne initiative, ou le second degré est il trop compliqué pour défendre une idée?
ou...
Avez-vous une bonne phrase bien 2nd de type #TrucAntiViolPourLesFilles ?

lundi 11 mars 2013

Une année de KP

J'attendais ce moment avec impatience, et finalement au moment voulu, j'ai complètement oublié ! Donc avec un peu de retard: Joyeux anniversaire mon blog ! 

Aucun Kiwi n'a été blessé en vain lors de la réalisation de cette illu ridicule.
Le 21 février 2013, mon blog a eu 1 an, et c'était donc le moment de faire un petit bilan en chiffres, parce qu'ils veulent tout et rien dire à la fois . En un an, ce blog a connu :


4 phases principales dans son apparence : beige, vert, rouge et blanc, blanc et orange. Et ça n'a pas fini de changer !

52 billets. Soit environ un par semaine.

8335 vues. Soit environ 160 par post, même si certains billets sont bien plus consultés que d'autres.

300 commentaires (287 si on compte jusqu'au 21 février 2013) soit environ 6 commentaires par billets, même si certains sont plus commentés que d'autres.
A ce propos, je voudrais remercier mes gentils commentateurs, avec mention spéciale pour : 
Le 300ème commentaire : Neliia
Le 200ème commentaire : la Mangue
Le 100ème commentaire: le Haricot (Vuh)
Le 1er commentaire : la Mangue (Naeco)
Et sans surprise, la commentatrice la plus présente de ce blog : la Mangue !
Mais aussi l'Oignon, le Litchi, Lew, Pepper, la Tomate, Stiop, et tous ceux qui passent moins souvent pour participer aux débats. 

209 libellés, même si la majorité sont de grosses bêtises.


Au bout d'un an, je considère donc que cette expérience est positive. Ce blog m'a permis de parler de ce qui me tient à coeur, de ce qui me révolte, de faire de belles rencontres, et aussi de mettre les choses à plat dans ma vie personnelle et me sentir soutenue. Même si par moment je délaisse cet endroit, je ne vois pour l'instant aucune bonne raisons d'arrêter ! Et si je dois partir à l'étranger en septembre, je glisserais sans doute Kiwi Poivré dans ma valise!